Ma femme et moi sommes en pleine autoconstruction de notre MOB (maison ossature bois) et je vais partager avec vous mes calculs et mes retours concernant notre projet d’autonomie en eau.

Je pense que ce système devrait être obligatoire, au moins pour toutes les constructions neuves, comme en Belgique par exemple.

1 – Pluviométrie 

L’important au départ est se baser sur la pluviométrie de notre région, que l’on peut trouver sur le site de météofrance : http://www.meteofrance.com/climat
En France, elle varie entre 200 et 3000 L/m² sur un an.

Notre MOB sera construite en Gironde sur le littoral à 1h de Bordeaux, et je base mon exemple dessus.
Je peux compter environ sur 1 m3/m². C’est à dire qu’il tombe, en un an, 1000 litres d’eau sur 1 m²

L’unité pour les précipitations est le mm : lorsque l’on dit qu’il a plu 1 mm, on parle de 1 L/m².
1 mm = 1 L/m²

récupérateur d'eau

Etre autonome grâce à la récupération d’eau de pluie

2 – Dimension utile de notre toiture 

Nous allons déterminer la surface de notre toiture en projection horizontale.
Pourquoi en  projection horizontale : si j’ai une toiture classique à deux pentes, 150 m² de toiture ne représentent pas 150 m² au sol

Dans notre cas, nous construisons une MOB à toiture plate pour différentes raisons (esthétique, pratique, économique…). Notre toiture plate mesurera 75 m². Si l’on déduit la surface que représentent les acrotères, notre surface utile est de 70 m².

Attention, certains matériaux de couverture ne se prêtent pas ou moins bien à la récupération d’eau, comme les toitures végétalisées ou les toitures contenant du plomb, de l’amiante. Il est impératif de bien vérifier ces éléments avant de se lancer dans un projet de récupération d’eau.

3- Coefficient de toiture 

Nous devons appliquer un coefficient aux valeurs que nous allons calculer, qui sera fonction de la forme et du matériau de notre toiture. J’ai trouvé plusieurs valeurs qui se rejoignent provenant de différentes études. Le mieux est de regarder au cas par cas, chaque toiture étant différente.

Voici les différents coefficients :

  • 0,9 pour une toiture en pente en ardoise ou tuile.
  • 0,8 pour un toit ondulé en pente.
  • Entre 0,6 et 0,9 pour un toit terrasse plat, dépendant du revêtement. Dans mon cas, je prendrais un coefficient de 0,8, car couverture en EPDM sans graviers ni végétation.

4 – Coefficient de filtration 

Le type de filtres influence le taux de récupération d’eau. Nous appliquons ainsi un coefficient de filtration, qui prend en compte les pertes liées à l’évacuation de l’eau avec les corps et particules filtrées. La valeur des pertes se situe généralement entre 5 et 10 % du volume total. Dans notre cas, nous les estimons à 10 %, ce qui nous donne donc un coefficient égal à 0,9.

5 – Calcul final 

Volume d’eau de pluie récupérable sur une année :

V = 70 m² x 1 m3 x 0,8 x 0,9 = 50,4 m3

Notre potentiel de récupération est de 50 400 L d’eau sur une année 🙂

A l’avenir, nous avons prévu une extension de 40 m², donc notre potentiel de récupération sera d’environ 80 m3, une fois la maison terminée.

maison ossature bois toiture terrasse

Aperçu de notre future MOB

Retrouvez bientôt un prochain article sur le dimensionnement du stockage ainsi que les différents types de stockage.

 

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